Tout comme beaucoup de personnes qui la fréquentent, nous trouvons qu’Ottignies-Louvain-la-Neuve est une ville globalement propre, notamment grâce aux 17 agents communaux qui y veillent. Il n’empêche, tout comme nous, vous avez certainement déjà expérimenté la vue d’encombrants dans un fossé, de déchets de jardin sur les berges d’une rivière, de restes de paquet de frites au pied d’un banc, de canettes et autres bouteilles en plastiques sur une pelouse.

Le problème

Nous avons tous les deux participé au « Grand Nettoyage de Printemps » organisé par la Région Wallonne fin mars 2017. A LLN, sur 800m d’accotement de la rue Génistroit, nous avons ramassé entre autres 44 canettes, 20 bouteilles en plastique, et 18 bouteilles de vin, soit près de 10 kg de déchets. A Céroux, le long de la Rue Hergé, nous avons retrouvé plus de 50 canettes, 30 bouteilles en plastique et des dizaines de mégots de cigarettes. Voici donc des résultats similaires dans des endroits de notre ville dont l’aspect bucolique et la densité de la population sont tout à fait différents.

Serait-ce devenu la norme ? Pourquoi des personnes salissent ainsi l’espace public ? Pourquoi ces personnes se comportent-elles différemment quand elles sont à l’extérieur de chez elles ?

Les solutions

Plusieurs solutions sont déjà mises en œuvre :

  • des efforts sont faits par les gestionnaires de sites et par les services communaux pour faire de la sensibilisation et placer suffisamment de poubelles, pour des ramassages fréquents, pour des nettoyages réguliers, pour une remise en ordre rapide des sites après une fête…
  • le Collège Communal a demandé à la police de passer plus souvent aux endroits plus particulièrement exposés à ce type d’excès. C’est le cas du lac de LLN, surtout la nuit. Et essayer de prendre les personnes sur le fait. Un investissement pour aider entre autres l’UCL à mieux surveiller ses sites et ses étudiants ;
  • le Conseil Communal a voté une liste de sanctions administratives en cas d’incivilités. Ce règlement prévoit des amendes mais aussi des sanctions de type travaux d’intérêt général. Nettoyer les endroits salis est aussi une bonne leçon.

Mais, d’abord et avant tout, au-delà de toutes ces mesures, nous appelons de tous nos vœux à ce que chaque citoyen prenne conscience de l’enjeu de notre dette environnementale qui est colossale. La planète est atteinte dans sa chair à de nombreux endroits, et très profondément. Les coûts de nettoyage de la Terre ne sont nulle part enregistrés dans nos comptes financiers.

Nous sentons qu’il va falloir accompagner et inciter les citoyens dans cette démarche. Et un des moyens est de générer de meilleurs comportements à travers une fiscalité environnementale. Une fiscalité environnementale qui n’a pas pour objectif d’augmenter les recettes mais qui a un effet retour et comportemental : des citoyens qui veillent à une ville plus propre, ce qui génère moins de dépenses communales pour veiller à la propreté. Des exemples : poubelles au poids, consignes sur les canettes et les bouteilles en plastique…

La propreté publique est l’affaire de chacun. Et de respect de tous par tous. Une contribution à la vie en société qui n’est pas contraignante une fois que vous pensez à notre Terre nourricière et aux générations futures.

Philippe Delvaux et Hadelin de Beer, Conseillers communaux ECOLO

 

 

 

 

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